Plagnol

LOGEMENT : Etant très attaché à ma ville ma question est : Allez-vous préserver notre particularité Saint Maurienne sur les logements sociaux, à savoir ne jamais atteindre la limite des 20% obligatoire ? (scarmonger, 25 ans)

Nous sommes tous très attachés à notre ville et à son urbanisme « villages », il s’agit de notre patrimoine commun et mon premier engagement est de ne pas modifier le POS de notre ville et de me battre pour qu’il soit respecté par tous. Concernant la loi SRU, dite loi Gayssot, j’ai été, et suis encore, à l’Assemblée Nationale un de ses plus farouches opposants avec Gilles Carrez mon collègue député du Perreux. Il n’est donc pas question d’avoir comme objectif d’atteindre les 20 % de logements sociaux. Toutefois, il est absurde de payer chaque année une amende alors que la loi nous permet d’utiliser cet argent pour réhabiliter le parc social de la ville, qui en a bien besoin, et créer des logements notamment pour les jeunes saint-mauriens. Le véritable enjeu est de pouvoir créer des logements qui s’insèrent convenablement dans nos quartiers et d’en maitriser l’attribution. C’est une des raisons pour lesquelles nous nous sommes opposés au projet municipal de la ZAC des Facs qui prévoit la concentration de 31000 m2 de construction sur 2,6 hectares de terrain (3 fois le POS du quartier) et n’apporte aucune garantie sur les attributions des 550 futurs logements. Pour les mêmes raisons, je me suis dès l’origine opposé à la réalisation de la ZAC de la Louvière, près de la gare du Parc qui correspond à urbanisation massive autour des gares que nous ne souhaitons pas.

PROPRETE : Les rues de Saint-Maur sont sales de la déjection des chiens. Allez-vous vous engager dans une campagne de propreté et sévir sur les propriétaires de chiens ? (Eric, 60ans)

Eric, vous avez tout à fait raison et c’est une des remarques que j’entends le plus souvent lors de mes rencontres avec les Saint-Mauriens ; c’est la raison pour laquelle, si je suis élu, j’instaurerai un plan « trottoirs propres ». Les employés municipaux ayant en charge le nettoyage de nos rues ont besoin d’outils de travail rénovés, et d’un encadrement qui leur redonnera la motivation nécessaire pour mener à bien leur mission. De plus, nous lancerons un programme « animal en ville » pour lutter de manière globale contre les déjections canines. Notre plan « animal en ville » prévoit donc la formation des propriétaires en partenariat avec les vétérinaires de la ville, la mise à plat des équipements mis à disposition par la ville au regard des besoins et ensuite la verbalisation des propriétaires en cas de non respect des nouvelles règles.

GESTION : Etes vous favorable à l'embauche de personnel au sein de la municipalité dans des services qui en on besoin, ou à faire appel de plus en plus a des prestataires privés ? (Dexter, 43 ans)

Il y a des services qui ont besoin de plus de personnel, c’est le cas par exemple dans les crèches ou encore dans les écoles maternelles pour encadrer les enfants. Par ailleurs, les régies municipales rendent des services appréciés des Saint-Mauriens et nous nous appuierons sur elles, pour le traitement de l’eau, pour organiser la mise en place du tri sélectif ou pour améliorer la qualité des repas de cantine en introduisant des repas «bio». En revanche, je ne crois pas nécessaire pour le Maire de disposer d’un cabinet politique d’une trentaine de personnes. De même, les frais juridiques de 500 000 euros par an me semblent ne pas correspondre aux besoins d’une ville convenablement gérée. Je souhaite d’abord faire confiance aux compétences internes et à l’administration municipale qui sert la ville avec beaucoup de dévouement. En ce qui les concerne les prestataires privés qui sont nombreux à travailler avec la ville (traitement des ordures ménagères, assistance au traitement de l’eau, éclairage de la ville, élagage des arbres, etc.) je ferai respecter les règles de passation de marchés publics et mettrai en place un contrôle des coûts très strict afin de garantir le meilleur coût.

ECONOMIE : Suite à un article paru sur la gestion des villes dans le magazine CAPITAL de février 2008, que pensez-vous du niveau élevé de la dette par habitant ? Quelles solutions proposez-vous pour améliorer, diminuer cet endettement lors de votre éventuel mandat ? (Gerson, 31 ans)

Ce n’est pas le premier article qui met en lumière la dérive financière de la ville depuis 2001. Le problème est moins dans l’endettement que dans l’incapacité à rembourser cette dette. En effet, les règles de bonne gestion disposent qu’une ville doit pouvoir rembourser sa dette en 7 ans. A Saint-Maur, cette durée s’élève désormais à près de 30 ans compte tenu de la très faible capacité d’autofinancement. Par ailleurs, après avoir doublé l’endettement de Saint-Maur, l’actuelle municipalité a également augmenté les impôts de plus 20 % en un mandat en supprimant pour tous les Saint-Mauriens l’abattement à la base de 15% de la taxe d’habitation et en doublant la cotisation minimum de la taxe professionnelle payée par les petits commerçants, artisans et professions libérales. Enfin, la dégradation des recettes de la taxe professionnelle, inférieure de 40 % à celle des villes de même taille que Saint-Maur est particulièrement inquiétante. La première mesure que nous prendrons sera de faire réaliser un audit complet par la chambre régionale des comptes pour faire toute la lumière sur la dérive des finances communales, la quasi-faillite de l’OPHLM, la gestion de la SIEM et les passations de marchés publics. Ensuite, nous mettrons en place un contrôle des coûts et procéderons à une véritable mise en concurrence des fournisseurs de la ville qui sont souvent les mêmes depuis 30 ans. Par ailleurs, nous remettrons en cause l’embauche pléthorique au cabinet du Maire, nous diminuerons de façon drastique les frais d’avocats qui atteignent actuellement 500 000 euros par an, les frais de communication qui représentent plus de 20 millions d’euros sur le dernier mandat. Nous devons également tout faire pour obtenir les subventions auxquelles les Saint-Mauriens ont droit et dont la ville, en raison de son isolement, a été privé. Enfin, il est fondamental de mettre tout en œuvre pour, d’une part conserver les entreprises existantes telle qu’ESSILOR à Saint-Maur et d’autre part de développer une véritable politique économique pour attirer de nouvelles entreprises de services. Notre objectif est de rétablir la solvabilité de la ville ce qui permettra de financer les investissements nécessaires sans augmenter les impôts.

INTERNET : Certains quartiers de Saint-Maur, à la Varenne notamment, ne peuvent disposer de l'ADSL avec un débit supérieur à 1 méga et ce, quelque soit le choix de l'opérateur. Le futur maire de St Maur fera-t-il pression sur les opérateurs pour que l'ensemble des habitants de cette ville puisse disposer d'une connexion haut débit digne de ce nom ? (Patrick, 58 ans)

Avec le développement actuel de l’Internet dans notre quotidien, il n’est pas normal que notre ville soit si mal équipée. Joinville, juste à coté de nous a su être pionnière dans l’internet et les nouvelles technologies. Nous travaillerons avec les opérateurs pour que le retard soit rattrapé le plus rapidement possible. Nous le ferons non seulement pour améliorer la vie quotidienne des habitants mais également parce que nous avons prévu la modernisation du site internet de la ville, la création de sites internet dans les écoles et la possibilité de faire en ligne de nombreuses démarches administratives. De plus, la possibilité de disposer d’une ligne internet à haut débit, voir à très haut débit est une condition essentielle pour l’installation d’entreprises de services. Il est donc essentiel que notre ville soit en pointe en matière d’Internet.

Je profite de cette question pour vous inviter à visiter notre site internet.

LOISIR : Envisagez-vous de réouvrir prochainement des possibilités de baignade dans la marne ? (Marfan, 48 ans)

La Marne, qui entoure Saint-Maur est une composante essentielle de notre ville et de son caractère. De nombreuses activités se pratiquent sur l’eau (canoë, voile, aviron, …). L’hypothèse de la baignade dans la Marne n’est plus aujourd’hui utopique mais elle ne dépend pas uniquement de Saint-Maur mais également de toutes les villes qui se trouvent en amont et qui doivent s’engager également dans un projet de cette nature. C’est pourquoi nous en ferons un des objectifs prioritaires du syndicat « Marne vive » auquel Saint-Maur est adhérent. Il s’agira également de défendre la faune et la flore de notre rivière avec tous nos partenaires. Pour respecter ces engagements, je nommerai un Maire-adjoint chargé de l’écologie et du développement durable.

EDUCATION : Que comptez-vous faire pour le problème des places en crèches à Saint-Maur ? (Budria, 33 ans)

Je suis moi-même père d’un enfant de moins de 3 ans, je sais combien l’accueil de la petite enfance à Saint-Maur est un problème pour tous les parents. En effet, le retard pris par notre ville est tel qu’aujourd’hui moins de 20 % des demandes de place en crèche sont satisfaites. Nous sommes la dernière commune dans le Val de Marne pour notre capacité d’accueil. Ce secteur doit donc devenir prioritaire en matière d’investissement. C’est pourquoi nous réunirons, avant l’été, tous les acteurs de la petite enfance pour définir un plan pluri-annuel qui doit nous conduire à doubler le nombre de places de crèche en 6 ans. De plus, nous souhaitons étendre l’aide municipale à tous les modes de garde (assistantes maternelles, gardes d’enfant à domicile, crèches parentales, micro-crèches, crèches associatives, etc.).

TRANSPORT : Quel est votre projet pour le prolongement du TVM ? (Brault, 40 ans)

Nous sommes, avec Jacques Leroy, Conseiller Général de Saint-Maur Ouest, opposés depuis toujours au prolongement du TVM par le vieux Saint-Maur. Mais, nous considérons que la Mairie a fait une erreur en refusant il y a 4 ans de nous soutenir dans notre proposition d’un tracé alternatif via Saint-Maurice et Joinville. En effet, pour s’opposer efficacement il est nécessaire de trouver une solution alternative à celle que nous ne voulons pas. Actuellement est évoquée l’hypothèse d’un métro appelé ORBIVAL. Ce projet, que nous soutenons, n’est pas une solution à court terme à nos problèmes puisque sa réalisation est envisagée au plus tôt pour dans 20 ans et qu’aucun financement n’a encore été trouvé. De plus, aucune garantie ne nous est donnée sur le passage en souterrain de ce métro sur notre commune. Plus généralement, en ce qui concerne les transports, nous mettrons l’accent sur l’amélioration du trafic du RER A et la rénovation des rames. Saint-Maur, qui possède 4 gares RER doit peser de tout son poids pour que les conditions d’accès à Paris soient les meilleures possibles. J’ai, encore récemment interpellé le Ministre des transports, Dominique Bussereau, à ce sujet et il s’est engagé à venir sur place prendre la mesure du problème. Pour ce qui concerne le transport dans Saint-Maur je me suis déjà engagé à mettre en place une navette inter-quartiers et un transport à la demande pour les personnes dépendantes. Enfin, il faudra tout faire pour permettre une utilisation plus commode et plus sûre du vélo.

EAU : Etes-vous pour le maintien de la régie ou du passage au privé ? et Pourquoi ? (H des muriers, 44 ans)

Depuis le début de la campagne certains tentent de faire croire que si nous sommes élus nous supprimerons les régies municipales. Ces propos sont naturellement infondés mais témoignent surtout de la méconnaissance de mon engagement pour le service public. Nos régies rendent des services de qualité à notre ville, le personnel communal attend du respect pour son travail qu’il effectue avec dévouement. Je tiens à rappeler, à titre d’exemple, que c’est Jacques Leroy qui a réintégré les parkings de la ville dans le cadre d’une régie municipale afin de gérer au mieux ces équipement au bénéfice des Saint-Mauriens. Nous nous appuierons sur les régies municipales pour garantir aux Saint-Mauriens le meilleur service au meilleur coût.

SPORTS : Beaucoup d'équipements sportifs se dégradent, que comptez-vous faire ? (Antoine, 26 ans)

Nos équipements doivent répondre à une triple demande : le sport dans les clubs, le sport à l’école et le sport loisir. Nous devons donc, non seulement rénover les équipements existants, et pas seulement refaire une façade comme au centre sportif Pierre Brossolette, mais nous devrons également en prévoir de nouveaux. C’est pourquoi nous avons proposé, dès l’origine, que soit implantée au cœur de la ZAC dite « des facultés » à La Varenne un pôle sportif comprenant notamment la réalisation de la 3ème piscine dont notre ville a besoin. A cet égard, nous avons déjà pris un certain nombre de contacts avec les associations sportives et les partenaires susceptibles de nous aider pour le financement. Nous allons aussi optimiser les équipements en étendant les horaires d’ouverture et en faisant en sorte qu’ils soient accessibles durant les jours fériés et les vacances.

La question supplémentaire : Que pensez-vous de la dissidence d'Eric Schal, ancien membre de votre équipe ? (Langlois, 54 ans)

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