Parisien

A la sortie des cours hier, les lycéens ne manquaient pas d'exemples d'élèves qui ne sont pas du secteur : « Ici, il faut prendre russe ou chinois pour rentrer », explique Agathe, en terminale. Elsa confirme : « J'ai un copain qui vient de Joinville et qui a fait du chinois jusqu'en première. Il a ensuite abandonné parce qu'il ne voulait pas être évalué sur cette matière au bac. Il y en a qui se font domicilier à Saint-Maur pour être scolarisé ici. Il y a des magouilles, c'est sûr ! » Des avis qui réfutent en bloc le proviseur, Philippe Tournier : « Il n'y a pas de tri de dossiers de la part des établissements sur la base d'options. » L'assouplissement de la carte scolaire séduit en tout cas les élèves : « Il y a beaucoup de super bons éléments qui sont dans les secteurs défavorisés, s'ils sont travailleurs, il n'y a pas de raison pour ne pas les accueillir ! Le fait d'être passé par ici, ça aide pour le parcours universitaire. » Là encore, le proviseur pose ses limites : « Le lycée ne peut physiquement pas accueillir plus d'élèves qu'aujourd'hui et une extension de locaux est la seule compétence du conseil régional qui en est le propriétaire. »

source : Le Parisien / A.-L.A. - 07/06/2007

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