NE PARLEZ PLUS aujourd'hui de nounou à Emmanuelle Saffar. La jeune femme fait désormais garder ses trois garçons âgés de 5, 7 et 10 ans par ses parents. Cette habitante de Saint-Maur est en effet aujourd'hui convoquée au conseil des prud'hommes de Créteil.

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Son ancienne garde d'enfants lui réclame des indemnités d'un montant de 9 135 € « pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ». Selon la Fédération des particuliers employeurs (Fepem), ces conflits sont « de plus en plus fréquents »

« Tout employeur a des droits et des devoirs »

« Nous récupérons pas mal d'adhérents qui sont dans ce cas, explique Florence Maurin, la présidente de la Fepem Ile-de-France. C'est très difficile de se retrouver employeur avec tous les papiers à traiter, les barèmes qui changent... Or, tout employeur a des droits et des devoirs. Il doit les connaître et les respecter. » Emmanuelle Saffar estime avoir procédé comme il le fallait. « Je l'ai embauchée à plein temps à partir de septembre 2001, se souvient-elle. Elle était déclarée et sa tâche était d'aller chercher les enfants à l'école ou à la crèche. En juin 2004, le cadet a eu 3 ans, les aides municipales et de la CAF ont été supprimées, mais j'ai continué à la garder car elle a perdu son mari. » En décembre 2004, les finances de la famille changent.

Une importante mission qui assurait les revenus de la mère de famille s'arrête. « Je lui ai expliqué que l'on n'avait plus autant besoin d'elle qu'avant et que ça nous revenait trop cher. Je lui ai alors proposé de passer en 4/5. Elle n'était pas d'accord. » Emmanuelle Saffar trouve alors une autre maman intéressée par les services de la nounou pour compléter ses revenus. Nouveau refus. Aucun accord ne pouvant être trouvé, une procédure de licenciement est lancée en juin 2005 pour motif économique. La convocation aux prud'hommes est arrivée un an et demi après le départ de la salariée. « J'ai l'impression de m'être fait piéger », explique la maman. Contactée par « le Parisien », l'employée n'a pas souhaité s'exprimer.

Anne-Laure Abraham / Le Parisien

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