Destinés à une population urbaine et active, ces « citymarchés » se posent en rival de magasins de proximité comme Shopi, 8 à Huit, ou Franprix mais aussi des épiciers de quartier ouverts tard en soirée. Les huit Monop' parisiens jouent eux aussi cette carte des horaires. Ils sont ouverts de 9 heures à minuit ; ceux de la Défense et de Saint-Maur de 7 heures à 21 heures. Mais pas le dimanche. Pas encore du moins. « Si cela répond à un besoin local, assure Philippe Lauthier, nous étudierons au cas par cas la possibilité d'ouvrir des magasins Monop' le dimanche. Le matin, nous assurons le petit déjeuner : viennoiseries et café en self-service. Le soir, nos magasins ont tendance à relancer l'activité commerciale dans des quartiers où l'offre est peu développée. » Malgré tout, celui de la rue de Chateaudun n'est pas implanté dans un désert. Il est à un jet de pierre d'une rue commerçante, celle des Martyrs. Surtout, Monop' peut compter sur la notoriété de sa maison mère et sur ses horaires pour s'imposer. C'est en début de soirée, après le travail, que le citadin va faire ses courses. Les Monop'­ réalisent d'ailleurs près de 50 % de leur chiffre d'affaires après 18 heures. Les équipes ont été organisées en conséquence. En moyenne, chaque magasin emploie une quinzaine de salariés qui se relaient au fil de la journée.

Le matin est plutôt consacré au réassort des rayons, mais il y a toujours au minimum cinq personnes dans le magasin. « Le soir, les équipes se consacrent uniquement à la vente, dit Philippe Lauthier. Elles sont plus nombreuses, notamment grâce au recrutement d'étudiants qui bénéficient ainsi de contrats adaptés à leur rythme de vie. » L'offre, elle aussi, a été adaptée aux besoins d'une clientèle pressée.

Dans un Monoprix classique de 2 500 m², plus de 40 % des rayons sont non alimentaires. Chez Monop', 4 800 références sont réparties sur 280 m² et l'assortiment est composé à plus de 85 % de produits alimentaires. Enfin, 15 % à 20 % de la surface est consacrée au take away (sandwiches, salades, plats cuisinés, desserts...). « Au début, il y avait plus d'articles ménagers, explique Philippe Lauthier. Nous nous sommes rendu compte que les consommateurs ne venaient pas chez Monop' acheter des poêles ou du shampoing. Ce qui nous a conduits à étoffer notre rayon de prêt-à-consommer.»

Pour les prix, la nouvelle enseigne s'est alignée sur ceux de son aînée. Par exemple, chez Monop', les portions individuelles sont plus représentées. Les tranches de jambon vont par deux alors que chez Monoprix, les packs familiaux sont plus nombreux. Certains produits sont en exclusivité, comme les « smoothies » de la marque Innocent, lancés en mai 2006 chez Monop', en exclusivité pendant deux mois.

par LeFigaro.fr

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