Le Classement :




Aux extrêmes, selon nos calculs, les Nîmois paient trois fois plus cher que les habitants de Courbevoie. 1 177 euros à Nîmes pour 386 euros à Courbevoie. Pour saisir la réalité, nous ne nous sommes pas contentés de comparer, comme cela se fait souvent, les taux d'imposition car ils sont trompeurs : avec un taux de 24 %, Calais ponctionne pourtant peu ses ménages grâce à une valeur locative faible. Nous avons donc choisi de calculer la taxe d'habitation d'un foyer type qui devra la régler d'ici le 15 novembre pour sa résidence principale. Celle sur les résidences secondaires est perçue le 15 décembre.



Cette méthode fait sauter aux yeux les écarts entre des communes voisines de même importance comme Calais (5e) et Dunkerque (55e) ; entre des métropoles rivales comme Toulouse (20e) et Bordeaux (54e), Metz et Nancy, Grenoble et Lyon. Et Paris creuse la différence avec ses banlieues les plus gourmandes comme Créteil, Rueil, Saint-Maur-des-Fossés et Champigny-sur-Marne.



En revanche, la politique fiscale à l'égard des ménages n'apparaît pas nettement différente entre la droite et la gauche. Certes, il y a trois mairies communistes (Nanterre, Saint-Denis, Calais) dans les cinq de tête. Mais la première et la dernière commune du palmarès ont, l'une comme l'autre, un maire UMP. Et quand les soixante premières villes de France ont à leur tête exactement trente maires de droite et trente de gauche, quatorze élus de droite et seize de gauche se retrouvent dans la première moitié du classement.

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