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L'objectif est de contraindre la ville de Saint-Maur à rattraper son retard en matière de logements sociaux. Avec 5,4% de logements sociaux, la ville est très en-deçà du quota de 20% imposé par la loi solidarité renouvellement urbain (SRU) de 2000. Le projet prévoit la construction d'une zone d'activité avec bureaux, commerces, espaces verts, collège, gymnase, 350 logements privés, 200 logements à loyers intermédiaires et 150 logements étudiants sur ces 6,6 ha de terrain où la mairie voulait créer un grand parc avec collège et gymnase. "On est très surpris par la brutalité de cette procédure et on ne comprend pas pourquoi le préfet a pris cet arrêté pour se mettre en travers des projets de la mairie", a indiqué à l'AFP Jean-Bernard Thonus, premier adjoint de Saint-Maur.

Le maire de Saint-Maur, Jean-Louis Beaumont (divers-droite), avait adressé en mai au préfet un dossier de modification du plan d'occupation du sol de la ville pour créer, sur ce terrain qui appartient aux deux tiers à l'Etat et à la SNCF, son projet de parc. Son adjoint, M. Thonus, note que la mairie de Saint-Maur a réalisé 300 nouveaux logements sociaux depuis 2001 et que la libre administration des communes est un principe constitutionnel. D'après M. Tomasini, c'est la première fois en France qu'un préfet lance un PIG en matière de logements, cette procédure étant habituellement réservée aux chantiers d'intérêt général comme les autoroutes ou les voies de chemin de fer. En décembre 2005, le préfet du Val-de-Marne avait pris des arrêtés à l'encontre de cinq villes du département, dont Saint-Maur, alourdissant les pénalités qu'elles payaient déjà faute de ne pas respecter le quota de 20% de logements sociaux imposé par la loi SRU.

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