Dans le dernier numéro, une page entière de caricatures est consacrée à Henri Plagnol, dirigeant du groupe Réussir la relève. On y voit l'intéressé, baptisé pour l'occasion « empereur de l'énarquie », dans l'ombre d'un immense bonhomme chargé de dossiers, avec une sacoche siglée « Thonus ». Commentaire : « Thonus me fait de l'ombre parce que c'est un trop grand travailleur. » Un style complètement assumé par Jean-Bernard Thonus, premier adjoint au maire, directeur de la publication et successeur désigné de l'actuel maire Jean-Louis Beaumont : « L'humour et la satire sont un bon moyen pour faire passer notre message. On utilise cette méthode pour montrer aux Saint-Mauriens le vrai visage de l'opposition qui, d'un côté, se félicite du travail fait à Saint-Maur et, de l'autre, ne cesse de nous attaquer. »

Le premier adjoint l'assure : le supplément et la lettre sont exclusivement financés par les cotisations des 800 adhérents des Villages dans la ville. Henri Plagnol, de son côté, déplore « la guignolisation de la vie politique » à Saint-Maur : « C'est consternant. En même temps, cela donne l'impression d'un certain affolement comme s'il fallait absolument m'éliminer avant les municipales. Mais qu'ils continuent ; comme ça, je deviens le personnage central, ça m'arrange ! » Chacun en prend pour son grade. Une rubrique « les Perles de l'opposition » reprend in extenso certaines citations du conseil municipal. Un procédé jugé « vulgaire » par Guy Deloche, conseiller communiste de la liste Travaillons pour Saint-Maur : « Ils piquent des phrases hors du contexte, ça ne veut rien dire. Je trouve que c'est attristant. Cela montre bien le niveau de la majorité. » Même avis du côté de Bernard Vincens, de la liste Nos villages : « Jean-Louis Beaumont est professeur de médecine, ça n'est pas le niveau que l'on attend. »

Anne-Laure Abraham - Le Parisien

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