Vendredi soir, face à Laval, la créativité tactique d’Hubert Velud aura eu raison de son adversaire du soir. Pour la première fois de la saison, le technicien cristolien préférait un 4-3-3 à son traditionnel 4-4-2. Face à l’une des défenses les plus perméables de L2, Velud aligne une équipe inédite et visiblement tournée vers l’offensive. La grosse interrogation portait sur le milieu de terrain. En l’absence de David Terrier, suspendu, et de Sessegnon, laissé sur le banc, Sébastien Grégori devra travailler pour deux. Une mission qui ne semble nullement effrayer le « kamikaze » à la crinière blonde. Chaque ballon, chaque passe, chaque adversaire aura été confronté au moins une fois au numéro 8 francilien dans cette rencontre.


Sébastien Grégori

Un engagement qui illustre le style propre de Grégori. Enorme dans le travail de récupération, le milieu de terrain de l’USCL soigna encore tout particulièrement la relance. Rapide, propre et efficace. Epaulé par Yann Dobo, Grégori fut incontestablement l’homme de ce USCL-Laval édition 2005. C’est même lui, sur le troisième but francilien, qui reprend le ballon et lance la contre-attaque. Il fit preuve d’un énorme engagement physique tant dans les tâches défensives que dans le soutien à ses attaquants. Un joueur incisif et décisif dont la générosité s’est parfois montrée excessive. Avant la fin de la première période, une altercation éclate entre lui et le Lavallois Gomis qui connaissait sans doute l’impulsivité du Marseillais et qui, depuis plusieurs minutes, le travaillait au corps. Les deux joueurs sont avertis par M. Fraise qui assiste, en spectateur, à une bagarre générale. Dans le tunnel menant aux vestiaires, les rixes reprennent. Provoqué également par Aït-Alia, « Babas » sera de la baston. Des événements malheureux mais contrôlés puisque, cette fois-ci, les Cristoliens ont fini à 11 avec un numéro 8 valant pour deux.

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