Présente le jour de l'agression Marie-Anne Montchamp, qui est aussi élue nogentaise, s'était déjà rendue sur place le jour du drame avec le procureur de la République et un représentant du cabinet de Philippe Douste-Blazy avant que ce dernier ne se déplace lui-même à Saint-Maur. Ayant déjà pris des nouvelles de son état de santé, par téléphone plusieurs fois après l'agression, la ministre a indiqué « vouloir s'enquérir » de son état psychologique. « Elle a encore l'image, effroyable, de ce couteau de son agresseur, raconte Marie-Anne Montchamp. Il faut s'occuper d'elle, comme des autres victimes dans ce cas, à la sortie de l'hôpital. » C'est dans ce contexte que la secrétaire d'Etat insiste, aujourd'hui, pour « mettre l'accent sur ce handicap majeur de notre société ». Pour elle, « la santé mentale, c'est une grande chaîne de solidarité entre les professionnels de santé et l'accompagnement médico-social ». La ministre entend donc « activer », au plus vite, la partie médico-sociale du plan santé mentale présenté récemment avec Philippe Douste-Blazy.

Répondant aux inquiétudes du personnel soignant qui reste encore choqué par cette agression et trois mois après la double agression mortelle dans un centre psychiatrique de Pau, Marie-Anne Montchamp se veut ferme : « Il y a urgence pour organiser le suivi et savoir où sont les patients qui sortent des institutions psychiatriques. » Quant à l'agresseur de Janine Hermans, un patient de 59 ans soigné pour schizophrénie, il a été interné d'office - sur décision du préfet après examen d'un expert médical - à l'unité pour malades difficiles de l'hôpital psychiatrique Paul-Guiraud de Villejuif. Il avait demandé, à la fin 2004, son internement à l'hôpital psychiatrique de Cadillac, en Gironde, d'où les médecins l'ont fait ressortir deux semaines avant son coup de folie à Saint-Maur.

Le Parisien , mercredi 30 mars 2005

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