« Toute initiative qui puisse faire partager les valeurs de la République est bienvenue a déclaré, hier, le recteur Bernard de Saint-Girons. Qu'il y ait des concours autour du thème de la Marseillaise, avec la vision historique des choses, cela me paraît une initiative qui entre parfaitement dans l'éducation civique. »

Le texte ne sera pas retouché

Mais si le recteur se montre enthousiaste pour l'apprentissage de « la Marseillaise » au collège, il se refuse (sans vouloir entrer dans le débat avec l'élu) à l'idée de voir le texte de l'hymne national retouché par les élèves comme le suggère l'élu de Saint-Maur, qui juge que le texte actuel est « extrêmement combatif et agressif ». Et d'affirmer que son concours « favorisera des évolutions du texte pour le rendre en phase avec notre temps et que tout le monde puisse s'y retrouver ». « Ce n'est pas aux élèves de réécrire la Marseillaise. Ce n'est pas à eux de la faire. Ce texte est au coeur des valeurs de la République, il faut profiter de son entrée à l'école pour expliquer aux jeunes Français et à ceux qui sont à l'école, quelle que soit leur nationalité, l'histoire de France. Ce n'est pas un air et des paroles, c'est aussi une partie de l'histoire universelle », a expliqué le recteur.

R.B. Le Parisien , mercredi 02 mars 2005

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