Une fois terminé le débat d'orientation budgétaire pour 2005, vient le rapport attendu par tous : le vote permettant la construction de la mosquée sur une partie de l'actuel parking Jean-Gabin (voir photo). Ce terrain de 3 730 m 2 fait pour l'instant partie du patrimoine public, ce qui rend obligatoire toute une série de procédures administratives.

« Il y a des villes où l'on peut discuter »

Dans la salle, des représentants de l'Union des associations musulmanes de Créteil (UAMC) suivent attentivement les débats qui marquent le lancement officiel du projet de mosquée. Jérôme Piton, conseiller municipal de l'opposition (UDF), prend la parole : « Inutile de parler du stationnement, de l'environnement (...), aucun argument ne pourrait infléchir ce projet (...) Il y a des villes où l'on peut discuter sur la taille, le financement, mais ici le projet est bouclé sous une apparence de débat. » En conséquence, le conseiller annonce que son groupe votera contre le projet de délibération. Toute l'opposition de droite, MNR compris, lui emboîte le pas. Laurent Cathala reprend son argumentaire habituel : oui, le projet est justifié, oui, son emplacement est le plus judicieux . Il annonce par ailleurs qu'il n'organisera pas de référendum local. En revanche, « si certains souhaitent ce référendum, il leur appartient de trouver les 20 % de Cristoliens inscrits sur les listes électorales qui seront d'accord pour s'associer à cette demande », indique-t-il. La loi de proximité stipule en effet que 20 % des électeurs d'une ville peuvent demander au maire d'organiser une telle consultation. Il faudrait ainsi rassembler 8 500 signatures environ. Une démarche qui paraît d'ores et déjà difficile à faire aboutir.

La population de la commune de Créteil en janvier 2004 est estimée à 84 400 habitants par l'INSEE, en évolution de 2,7 % par rapport à la population lors du recensement de 1999.

Anne-Laure Abraham Le Parisien , mercredi 16 février 2005

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