Véronique Mang l'étoile filante
Saint-Maur-des-Fossés, vendredi 31 décembre 2004 à 10:25 :: Sports :: #199 :: rss
Juin 2003, Véronique Mang glisse dans sa poche une carte d'identité française qu'elle attendait vainement depuis trois ans. Août 2004, l'athlète de la VGA Saint-Maur, d'origine camerounaise, monte sur le podium des jeux Olympiques d'Athènes pour y recevoir une médaille de bronze conquise avec le relais 4 x 100 m tricolore. Fulgurante trajectoire ! Véronique Mang se souvient : « J'ai obtenu la nationalité française juste à temps pour disputer les Championnats d'Europe juniors.

En s'octroyant une médaille de bronze aux jeux Olympiques d'Athènes avec le relais 4 x 100 m français, Véronique Mang a fait une entrée remarquée dans la cour des grandes.
J'ai ensuite été sélectionnée pour le Mondial seniors de Paris Saint-Denis comme remplaçante du relais 4 x 100 m. » Les Françaises dominent les Américaines en finale. La Saint-Maurienne assiste au triomphe de ses partenaires et jure alors de devenir titulaire pour les JO de 2004. « J'avais vécu une expérience très enrichissante en participant à la préparation du 4 x 100 m. Auparavant, je n'avais jamais participé à un relais d'un tel niveau. J'avais beaucoup à apprendre sur le plan technique. » La saison 2004 est celle de la confirmation.
A 19 ans seulement, Véronique Mang s'impose comme l'une des meilleures sprinteuses françaises. « J'ai gagné ma sélection pour Athènes en terminant troisième du 100 m des Championnats de France, à Sotteville, en 11''28. A partir de ce moment, dans ma tête, j'étais déjà titulaire dans le relais. » Tout n'est pourtant pas rose. Le relais français traverse des périodes de crise dues parfois à des questions de personne. « Il a fallu que me fasse à cette nouvelle façon d'être. J'ai appris à gommer tout ce qui est personnel pour me concentrer uniquement sur les objectifs sportifs. » A Athènes, elle fait preuve d'une étonnante maturité : « C'était une expérience fabuleuse, dans une ambiance unique. Je ne me suis pas laissée bouffer par la pression inhérente à l'événement. Une fois la ligne d'arrivée franchie, je me suis dit : Ça y est, on l'a fait. Ce n'était que du bonheur. » Pour nous aussi...
Philippe Taron Le Parisien , vendredi 31 décembre 2004









Commentaires
1. Le samedi 13 mai 2006 à 10:05, par Queso Oaxaca
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