Problème : « L'objectif initial a été atteint et dépassé, explique le président du conseil général, Christian Favier (PC). Il fallait le réévaluer. » Cinq cents places supplémentaires sont donc attendues, soit une véritable bouffée d'oxygène pour les structures existantes.

44 % des demandes satisfaites Le développement des modes d'accueil de la petite enfance est il est vrai assez urgent. Comme dans toute la région parisienne, les places en crèche sont difficiles à décrocher. Même si le Val-de-Marne, avec 20 000 naissances par an, n'est pas trop mal loti en la matière : il dépasse largement la norme fixée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) concernant l'accueil de la petite enfance. Malgré ces efforts, il est impossible de satisfaire tous les parents. Environ 44 % des demandes potentielles d'accueil sont satisfaites. Avec ses 76 crèches, ainsi que les places subventionnées dans les crèches collectives municipales et les structures familiales, le département s'occupe ou participe à la gestion de 8 058 places au total. L'engagement pris lors de la dernière séance du conseil devrait lâcher un peu de lest. Vingt et une villes ont été choisies selon des critères très précis.

L'aide se divise en deux parties. Une subvention est attribuée aux zones insuffisamment équipées, aux établissements qui accueillent des enfants en difficulté ou handicapés, mais aussi aux multi-accueils et aux structures qui innovent en matière de souplesse horaire. Autres communes concernées : celles inscrites en grand projet de ville (GPV), ainsi que celles où l'impôt moyen des contribuables ne dépasse pas 3 710 € et où seulement 20 % des demandes en crèche sont satisfaites. Cet effort a un coût. Pour le département, l'investissement s'élève tout de même à 10 732 € par place...

Anne-Laure Abraham Le Parisien , lundi 27 décembre 2004

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