Si son curriculum vitae porte la mention de quelques allées et venues en prison pour des dossiers de port d'armes, vols avec violence et une affaire de stupéfiants, l'homme, en revanche, ne s'était jamais fait connaître pour des agressions sexuelles. Pourtant, en plus du triple viol de Créteil, Sandy Rondol est aujourd'hui soupçonné de deux autres viols commis en juillet 2001.

A l'époque, tout avait commencé par le braquage d'une voiture. Il avait fait sortir l'homme qui accompagnait la victime avant de la violer, déjà près du lac de Créteil. Quelques jours plus tard, il avait frappé de nouveau, dans les environs du lac de Choisy. Il avait gardé les papiers de ses victimes Mardi soir, vers minuit, les trois jeunes filles discutaient sur un banc à proximité du lac de Créteil, derrière la préfecture, quand leur agresseur a surgi, muni d'un pistolet à grenaille. Il dérobe dans un premier temps leurs affaires.

Puis, l'homme les force à l'accompagner de l'autre côté du lac, vers la D 60, où elles devront endurer un authentique calvaire pendant quatre heures. Rien ne leur sera épargné : les nombreuses agressions sexuelles comme les menaces de mort ainsi que le chantage psychologique. Leur plainte à peine déposée, commence alors la traque du violeur. Parmi les éléments identifiants : sa taille, sa couleur de peau et un visage « très laid », selon les victimes, malgré le fait qu'il ait été dissimulé sous une capuche. Après plusieurs vérifications, les enquêteurs du SDPJ remontent jusqu'au domicile de Sandy Rondol, né à Créteil de parents antillais. Ils y découvrent plusieurs documents volés appartenant aux trois victimes ... mais aussi les cartes d'identité des deux autres jeunes femmes violées en 2001, âgées d'une vingtaine d'années. Toutes les cinq reconnaîtront d'ailleurs leur tortionnaire après son interpellation.

Autre élément en sa défaveur : les premières analyses ADN, réalisées par la police scientifique de Paris, qui révèlent des prémices positives. Le parquet de Créteil a ouvert une information judiciaire notamment pour viols avec arme. Quant à la compagne de Sandy Rondol, qui avait également été interpellée, elle a été libérée après avoir été interrogée. Sandy Rondol encourt jusqu'à 20 ans de réclusion.

Les enquêteurs se penchent désormais sur la période comprise entre juillet 2001 et octobre 2004 afin de s'assurer que le violeur présumé n'a pas commis d'autres agressions pendant ces trois années.

Christine Mateus Le Parisien , lundi 25 octobre 2004

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